Un diplôme pour l'emploi
Article parents
, publié le 19/06/07.
Par Aude Berviller - Lu 33497 fois.
En résumé : L’enseignement a pour but d’offrir une culture commune à tous les élèves mais aussi de les aider à accéder à un emploi. Les sorties du système scolaire peuvent se faire à différents niveaux, du CAP au bac + 5.
Une enquête « Insertion active » (IVA) s’est intéressée à l’insertion des jeunes Franciliens depuis 1994. Les chiffres de 2001 viennent d’être publiés par la Région Ile-de-France. Ces chiffres sont bien sûr à prendre avec précaution puisque l’insertion des jeunes dépend de la conjoncture économique et bien évidemment de la région. L’Ile-de-France propose par exemple beaucoup de postes dans le secteur tertiaire ce qui n’est pas forcément le cas dans toute la France.
Malgré tout, certaines tendances se confirment au plan national.
Insertion difficile pour les non qualifiés
Même si l’indicateur d’emploi des jeunes sortis du système avant une classe de terminale de CAP ou BEP s’améliore cette année, il montre que ce sont les jeunes qui enregistrent les moins bons résultats. Ils ne sont que 65,2 % à avoir un emploi 7 mois après leur sortie du système scolaire. En se penchant sur des études à long terme, on remarque que ce sont eux qui seront le plus en chômage de longue durée : 23 % ne trouvent aucun travail pendant les trois années qui suivent leur sortie du lycée.
Rien que l’obtention du CAP ou du BEP, ou simplement l’achèvement de la formation (sans l’obtention du diplôme) permet une augmentation de l’insertion de plus de 15 points. Les jeunes ayant un niveau CAP-BEP sont 80,5 % à avoir un emploi 7 mois après leur sortie du système scolaire. D’où l’intérêt de poursuivre ses études même si ce n’est qu’au premier niveau de formation.
Des meilleurs résultats pour les plus diplômés
Si la différence entre les sorties sans formation (niveau V bis) et le niveau CAP-BEP était de 15 points, la situation s’améliore encore pour les jeunes de niveau bac (+ 11 points) avec un accès à l’emploi de plus de 91 %. Ce gain est suffisamment conséquent pour être remarqué. En revanche, la qualité des emplois obtenus est assez équivalente en ce qui concerne les salaires (autour de 1 000 euros) et la nature des contrats de travail signés (CDI, CDD ou contrats aidés).
Mais les perspectives d’emploi sont en faveur des titulaires du bac car on note que ces derniers accèdent plus facilement à des professions intermédiaires (15 %) alors que les niveaux CAP-BEP sont ouvriers.
Les jeunes de niveau
BTS sont ceux dont l’insertion et les plus satisfaisante ; ils obtiennent un meilleur emploi et un meilleur salaire – supérieur de 150 euros par rapport à un niveau bac. 7 mois après leur sortie du système scolaire, ils sont près de 95 % à avoir un emploi et, dans plus de la moitié des cas, ils ont signé un CDI (alors que les niveaux bac ne sont que 32,9 % à avoir signé ce type de contrat). La nature des postes est également meilleure et le salaire est supérieur de 150 euros par rapport à un niveau bac.
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