Il est donc clair qu’il faut un bon dossier pour intégrer le
CAP ou le
BEP de ses rêves. Par ailleurs, si votre enfant ne semble pas fait pour l’enseignement général ou technologique, lancez-vous dans la recherche d’un diplôme professionnel qui sorte de l’ordinaire et qui lui plaise. Ne vous précipitez pas sur les diplômes « bateaux » tels que bureautique pour les filles (les débouchés sont inexistants) ou vente (les postes de commerciaux ou de responsables de magasins ne sont accessibles qu’à partir de bac + 2). Pensez plutôt aux métiers artisanaux (plomberie, peinture, maçonnerie, électricité…) et aux métiers d’art.
Ces formations offrent de réelles opportunités à ceux qui veulent entrer dans la vie active sans pour autant renoncer à poursuivre des études vers un bac (technologique ou professionnel), un BTS, un DMA…
Eh oui, en troisième, il ne suffit pas de choisir la classe que votre enfant vise pour l’an prochain. Il convient de réfléchir bien au-delà. Vous avez largement de quoi remplir vos longues soirées d’hiver!
Orientation: un entretien obligatoire
Le 26 octobre 2006, Dominique de Villepin a annoncé de nouvelles dispositions en faveur de l’orientation. Le but est de mettre en valeur une orientation qui respecte la liberté et les aspirations de chacun car « on est toujours meilleur dans une filière et un métier lorsqu’on les a choisis librement ». Pour cela, les élèves de troisième bénéficieront d’un entretien d’orientation auquel les parents pourront assister. En outre, pour une « orientation volontaire », le lycée leur donnera accès à nombre d’informations pour éclairer leurs choix sans les contraindre. Ces choix aboutiront à un dossier unique d’accès à l’enseignement supérieur.
Si malgré tout le nouvel étudiant s’est trompé, il devra bénéficier d’une « orientation continue » avec des possibilités de réorientation, comme à la fin du premier semestre universitaire. Pour aider les étudiants à accéder au monde professionnel, les universités – si ce n’est pas déjà le cas – devront mettre en place un service des emplois, stages et carrières. De plus, les Licences devront permettre l’acquisition de compétences indispensables pour trouver un emploi: maîtriser une langue étrangère et l’outil informatique, savoir rédiger un CV ou mener un entretien d’embauche. Une partie de ces réformes devrait être mise en place dès cette année scolaire. Un schéma d’action sera défini en janvier prochain.
Nous devrons donc attendre avant d’espérer en savoir plus sur le dossier unique d’accès à l’enseignement supérieur, sur les personnes qui mèneront les entretiens d’orientation… Mais soyons réalistes! Il est certes louable de vouloir la réussite de tous, encore faut-il que les belles aspirations de nos enfants correspondent à de réelles capacités.
De plus, nous savons très bien qu’il n’y a pas assez de conseillers d’orientation-psychologues (COP) et même si les professeurs perçoivent une indemnité (de 1138 euros à 2206 euros annuels) pour le suivi et l’orientation des élèves, il est peu vraisemblable qu’ils passent des heures et des heures à se renseigner, à rencontrer les familles… À l’heure actuelle, les
COP organisent des réunions d’informations en classe entière et reçoivent en rendez-vous individuel uniquement les élèves qui le souhaitent. Il faut dire qu’un
COP gère environ 1500 élèves. Et ce n’est pas un entretien supplémentaire qui réglera les problèmes de moyennes, de places dans les établissements, de débouchés…