Orientation scolaire et professionnelle : 10 questions sur le Soutien Scolaire
Du premier de la classe inscrit en cours particulier au cancre envoyé en stage intensif de rattrapage, le soutien scolaire fait partie du quotidien de plus en plus d’élèves, pourtant scolarisés normalement.
En effet, nombre de parents pensent que c’est la seule solution valable pour aplanir les difficultés, préparer les examens, améliorer les résultats…
Le marché parallèle des cours « au noir » a encore de beaux jours devant lui. Les organismes privés qui proposent à leurs clients des avantages fiscaux prolifèrent en masse. L’offre répond à la demande et face à une telle surenchère, il n’est pas aisé de trancher.
Voici 10 questions les plus représentatives du problème. Nous savons qu’elles seront utiles à tous les parents soucieux de faire au mieux pour aider leurs enfants
38642 lectures
Question soutien scolaire n°4
« Ma fille redouble sa quatrième. Elle n’a rien fichu l’an dernier et a accumulé les lacunes. J’ai décidé de lui faire prendre des cours de soutien pour rattraper ce retard. Quelle est la formule la plus efficace ? Stage intensif, cours de groupe ou cours particulier ? »
Tout dépend du caractère et des difficultés de votre fille. Si elle est sujette à la déconcentration, à la dispersion, au bavardage… mieux vaut opter pour le cours particulier.
D’abord il a l’avantage de permettre un dialogue permanent avec l’enseignant et d’aller à l’essentiel. Ensuite vous pourrez fixer votre rythme de travail : une heure par semaine toute l’année ou plusieurs heures quotidiennes pendant les vacances. Établissez un emploi du temps cohérent, sans surcharger les journées déjà bien remplies, ni trop espacer ou concentrer les leçons. Enfin c’est agréable de ne pas avoir à se déplacer et de se retrouver dans un endroit familier. N’abusez pas pour autant de ce confort. Le professeur n’est pas à votre disposition exclusive ; ne le décommandez pas systématiquement à la dernière minute ; n’en changez pas toutes les semaines sous prétexte de varier les plaisirs… Il faut de la régularité. Néanmoins il y a toujours le risque de voir votre fille s’installer dans de mauvaises habitudes, de ne plus anticiper, de perdre son autonomie, de se reposer sur son enseignant pour tout.
Les cours collectifs ont leur intérêt ici. Ils imposent aux élèves de solliciter l’attention de leurs professeurs. Ils leur apprennent des règles élémentaires de sociabilité, les poussent à comparer leur niveau, échanger leurs idées, se motiver.
Durant l’année, les séances hebdomadaires suivent le programme et mêlent cours magistraux, explications individuelles, travaux dirigés. Ils prolongent, entretiennent la scolarité. Lors des stages (congés scolaires, prérentrée, révision d’examen), les cours sont plus intensifs et proposent des entraînements écrits ou oraux avec des devoirs supplémentaires. Vérifiez que les groupes restent de taille raisonnable (pas plus de 15 élèves) et que votre fille y est à sa place. Ne l’inscrivez pas dans un cours élitiste réservé aux forts en thème alors qu’elle a des lacunes à combler. Rien ne vous interdit de mélanger les genres : cours particulier en français, cours collectif de maths et stage d’anglais par exemple.
N’oubliez pas non plus les formules à distance. Le
CNED et de nombreux organismes privés fournissent des livrets d’apprentissage et imposent des contrôles renvoyés par la poste après correction.
Le soutien « on line » a lui aussi la cote. On ne compte plus les sites spécialisés dans les devoirs-types, les questions-réponses, les cours adaptés. Leur usage se développe. Il peut s’avérer intéressant pour les entraînements aux examens et le suivi ponctuel de ceux qui maîtrisent la théorie. Il montre ses limites pour l’approfondissement des méthodes.
Si vous voulez que votre fille progresse, vous devez trouver la formule qui l’oblige à faire preuve d’une relative autonomie pour gérer son travail personnel.